• L'ennui est un sentiment que je redoute particulièrement. Et pourtant je le connais très souvent. L'ennui est inhérent à ma vie, à moi-même, il fait partie de ma vie et de moi.

    Presque tous les jours, je suis pendant des heures à ne rien faire, parce que je n'ai rien à faire (d'imposé). Si on me donne une occupation, je fais quelque chose et je ne m'ennuie pas. Mais quand on ne me donne rien à faire, je suis complètement désoeuvrée et j'erre comme une âme en peine. Ce sentiment d'ennui m'a toujours habité, depuis le plus jeune âge. Je me rappelle avoir dit à ma mère que je m'ennuyais et sa réponse avait été que je n'avais qu'à me trouver une occupation! Facile à dire, difficile à faire pour moi. Alors elle me donnait des lignes à recopier et moi je ne demandais que ça, qu'on me donne quelque chose à faire! par moi-même je ne trouve pas...je n'y arrive pas.

    Seule devant mon pc, lorsque je ne sais plus quel site visiter, sur quel forum poster, je m'ennuie.

    Dans une conversation, les gens parlent entre eux de sujets qui m'intéressent rarement, alors je m'ennuie.

    Bref, je m'ennuie très très facilement et c'est difficile à vivre. Pourquoi faut-il toujours qu'on me donne quelque chose à faire pour ne pas m'ennuyer? passer l'aspirateur, lancer le lave-linge, faire du repassage. Ca ne me dérange pas de faire ces tâches ménagères si on me le demande, mais seule je n'y pense même pas. Et quand je m'ennuie, je rumine, et mon cerveau part en vrille...

    D'après Wikipédia, "il existe un ennui plus radical : dans ce cas, l’individu s’ennuie lui-même et d'une partie de lui-même. Il a beau être entouré de tous les objets qui habituellement constituaient pour lui les moyens de donner sens à ses activités mais dorénavant ces moyens ne sont plus susceptibles de s’inscrire dans une quelconque temporalité finalisée. L’individu sait pertinemment qu’il retrouvera la temporalité finalisée de ses activités quotidiennes mais il est pourtant submergé par une absence d’appétence dégénérative voire de désespoir qui le rapporte à sa propre temporalité vide. Ce ne sont pas tant les objets qui posent problème plutôt que moi-même confronté à une absence de fin et donc à une absence de signification : je ne suis alors plus rien d’autre que cette « temporalité vide et insensée »" (Blaise Pascal, Les Pensées)

    Je ressens fortement cet ennui intérieur à moi-même, un ennui de ma personne, de celle que je suis par rapport à celle que je voudrais être. Les deux ne correspondent pas, j'aimerais être une autre, une autre qui n'a pas peur, qui est capable, qui sait faire face. Mais l'échec est toujours présent et donne à cette autre que j'aimerais être un caractère inaccessible et irréel. Un but à atteindre? des objectifs? non, je n'arrive plus à me fixer d'objectifs, la vie est à affronter au quotidien, avec toutes ses difficultés. Penser au futur et se donner des objectifs est trop dur.

    Alors je cherche désespérément à défragmenter mon cerveau!

     

    defrag


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  • Bienvenue sur mon blog, un petit espace tout à fait anonyme sans aucune autre prétention qu'exposer un peu ma vie de phobique sociale habitant ici : 45.7745149N  4.8740758E.

    N'hésitez pas à mettre des commentaires lors de votre passage, je les lirai et répondrai avec plaisir.

    Vous trouverez dans les différentes rubriques :

    • ma vie Au Quotidien
    • des articles sur la Phobie Sociale
    • des articles sur le Syndrôme d'Asperger
    • des articles sur mes passions : la géographie, les voyages et les volcans
    • des articles sur des Films que j'ai vus et aimés
    • des livres que j'ai appréciés
    • les liens vers d'autres blogs ou sites internet
    • et des divertissements comme les logigrammes, les illusions d'optique ou les fractales

    Bonne visite!

    belzebuth23

     

    cerveau femme poissons


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  • Au fil des jours, depuis plus de six mois, une chose ne change pas vraiment : mon humeur. J'ai déjà fait plusieurs épisodes dépressifs plus ou moins importants, mais celui-là semble assez coriace. En effet, il est plus fort en intensité et en durée.

    Alors puisque la dépression est une maladie, je suis malade, ce qui est difficile à admettre. Je ne travaille plus à cause de cette maladie, et je me sens coupable. Pourquoi? parce que dans notre société, les maladies psychiques sont peu acceptées. La différence est mal vue, alors dire qu'on souffre de dépression, c'est être la proie de regards étonnés et accusateurs. "C'est de la feignantise" diront les uns, "bouge-toi" diront d'autres, "il faut te remuer", "il ne faut pas te laisser aller", "il faut te prendre en main"...ces phrases je les ai entendues, elles agissent comme autant de coups d'épée dans le dos.

    Non, il ne suffit pas de se bouger les fesses pour sortir de la dépression. Non ce n'est pas de la paresse. Si je n'arrive plus à me lever le matin, ce n'est pas de ma faute! je suis malade! Et pourtant je n'ai pas un cancer, ni de jambe dans le plâtre : ma maladie à moi est invisible, sournoise, mais d'autant plus dure. Je culpabilise d'avoir cette maladie, parce que dans les idées reçues il faut être fort, savoir faire face aux difficultés. Et moi je n'y arrive pas, à cause de cette dépression qui me pourrit la vie, qui me ronge petit à petit.

    La dépression est l’une des maladies psychiques les plus répandues. Selon une enquête réalisée en 2005 par l’Inpes :

    8 % des Français de 15 à 75 ans ont vécu une dépression au cours des douze mois précédant l’enquête (soit près de 3 millions de personnes)

    19 % des Français de 15 à 75 ans   ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie (soit près de 9 millions de personnes).

    La dépression est une maladie qui semble toucher davantage les femmes : environ deux fois plus de femmes sont diagnostiquées comme souffrant de dépression.

    Alors oui je fais partie des malades de dépression, il faut que je l'accepte et que je me soigne en conséquence. Mais malgré les rendez-vous chez une psychologue et un psychiatre, ça évolue très peu, et mon humeur est désespérément stable vers le bas.

    Les signes de reconnaissance de la dépression sont assez précis : tristesse inhabituelle et non liée à un événement traumatique (décès) et qui dure ; perte de goût pour faire les choses ; impossibilité de se lever ; idées suicidaires...

    Ce petit questionnaire peut aider à savoir si l'on souffre de dépression :

    Depuis au moins 15 jours, presque chaque jour, presque toute la journée,

    - éprouvez-vous une tristesse inhabituelle, très douloureuse, qui perturbe votre vie quotidienne ?

    - avez-vous perdu votre intérêt pour la plupart des choses, comme les loisirs, le travail ou les activités qui vous plaisent habituellement ?
     

    Si vous vivez depuis au moins 15 jours l’un de ces états ou les deux, poursuivez votre questionnement :

    - vous êtes-vous senti(e) épuisée(e) ou sans énergie ?

    - avez-vous pris ou perdu du poids – de façon inhabituelle et importante – sans le vouloir ?

    - avez-vous eu des problèmes de sommeil (difficultés à rester endormi(e), réveils très tôt le matin ou, au contraire, excès de sommeil, envie permanente de dormir) ?

    - vous êtes-vous senti(e) plus lent(e) que d’habitude (par exemple pour parler ou pour vous déplacer) ou, au contraire, avez-vous été beaucoup plus agité(e) ou nerveux(se) que d’habitude ?

    - avez-vous eu beaucoup plus de mal à vous concentrer ?

    - vous êtes-vous senti(e) sans valeur ou bon(ne) à rien ?

    - avez-vous beaucoup pensé à la mort, que ce soit la vôtre, celle de quelqu’un d’autre ou la mort en général ?

    Si vous avez observé chez vous plusieurs de ces symptômes, depuis au moins 15 jours, presque chaque jour, presque toute la journée, ceci constitue un signal d’alerte qui doit vous encourager à en parler à un médecin

    Source : http://www.info-depression.fr/
    Alors oui, j'ai cette saleté de maladie, mais je vais essayer de faire le maximum pour la combattre, parce qu'avec en plus une phobie sociale, un trouble de la personnalité évitante et une forte probabilité d'avoir le syndrôme d'Asperger ça fait beaucoup quand même!!
    Petit dessin de Muzo :

    depression

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    lit

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  • Le sommeil est chez moi quelque chose de compliqué. Cela pourrait s'expliquer par le syndrôme d'Asperger, puisqu'apparemment le syndrôme peut entraîner différentes difficultés liées au sommeil et des manies à appliquer à la lettre.

    Tout d'abord, j'ai une grande exigence : il faut que ma chambre soit dans un noir absolu. Volets, rideaux tirés par dessus, il ne me faut aucune lumière, sinon j'ai mal aux yeux, à la tête et je prends des migraines. Les petites lumières rouges ou bleues des réveils sont aussi proscrites, tout comme l'affichage de l'heure. Et le clignotage de mon portable en cours de rechargement de batterie, je le cache aussi de ma vue. A croire que je dors les yeux ouverts pour que tout cela me gêne!

    Ensuite, une autre exigence : le silence. Non pas le calme d'un appartement endormi en milieu de nuit. Non! il me faut un silence absolu, sinon je n'arrive pas à m'endormir. Le tic-tac d'une horloge et c'est foutu, des ronflements et je me mets à respirer au même rythme que la personne qui ronfle...L'horreur! Alors s'il y a des bruits (les voisins, une télévision un peu forte, une porte qui claque...), impossible de dormir. Même les bruits de voitures au loin perturbent mon endormissement! Je mets des boules Quiès toutes les nuits pour ne pas être trop dérangée, mais ça n'enlève pas tous les sons...Quant à aller me coucher alors que d'autres personnes sont encore éveillées, c'est l'échec inévitable : je les entends parler et je ne peux pas me défaire de la conversation ou même des sons de voix.

    Si les deux conditions sont remplies, alors je peux éventuellement arriver à m'endormir. Mais les problèmes ne sont pas pour autant finis, puisqu'il y a aussi les angoisses, constamment présentes et qui obnubilent mes pensées. J'ai l'impression parfois que mon cerveau ne s'arrête jamais et que je n'arrête pas de "trop" penser. Ca part dans tous les sens, tout se mélange, les idées s'embrouillent, je rumine...

    Autre condition à respecter à la lettre : les oreillers : je dors avec deux oreillers l'un sur l'autre et ce n'est que dans une certaine position que je vais arriver à trouver le sommeil!

    Enfin, mon sommeil étant d'une extrême légèreté, le battement d'aile d'une mouche suffit à me réveiller. Le moindre petit bruit, même à l'extérieur et je suis extirpée de mon sommeil. La bataille pour le retrouver est parfois longue!


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  • Une témoignage poignant, celui d'une Aspie adulte et son combat pour avoir un diagnostic :

    http://laureengerran.webs.com/tmoignagedasperger.htm


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